Illustration montrant un adolescent devant un écran avec des icônes de réseaux sociaux barrées, symbole de la proposition canadienne d'interdiction pour les moins de 16 ans.
Illustration montrant un adolescent devant un écran avec des icônes de réseaux sociaux barrées, symbole de la proposition canadienne d'interdiction pour les moins de 16 ans.

Cette mesure s'inscrit dans une tendance mondiale, utile à garder en tête pour un collègue ou un parent soucieux du numérique des jeunes.

Le Canada veut interdire les réseaux aux moins de 16 ans Fil de l’histoire et faits clés

Le gouvernement canadien a déposé un projet de loi visant à interdire l'accès aux réseaux sociaux aux personnes de moins de 16 ans, dans une tentative de protéger la santé mentale des jeunes. Le texte, porté par le ministre de la Culture Marc Miller, reconnaît que les contenus en ligne nuisent au développement sain des enfants et appelle à une régulation à la hauteur des risques. Ce mouvement s'inscrit dans une tendance internationale, après des initiatives similaires en Australie, en Indonésie et au Brésil.

Le projet prévoit toutefois une dérogation pour les plateformes capables de démontrer qu'elles ont mis en place des mesures de protection suffisantes pour les mineurs. En cas de non-respect, les sanctions pourraient atteindre 3 % du chiffre d'affaires mondial ou 10 millions de dollars canadiens. Cette souplesse vise à encourager les entreprises à repenser la conception de leurs services plutôt qu'à simplement bloquer l'accès.

Des experts comme Sachin Maharaj, de l'Université d'Ottawa, saluent la démarche mais soulignent que les jeunes trouvent souvent des moyens de contourner ces interdictions. L'accent devrait donc être mis sur la transformation des fonctionnalités des applications. Par ailleurs, le Canada réagit aussi à des drames récents, comme une fusillade liée à l'utilisation de ChatGPT, où OpenAI est accusé d'avoir ignoré des signaux violents. Le Haut-Commissaire de l'ONU aux droits de l'homme rappelle que l'interdiction seule ne suffit pas : il faut des plateformes intrinsèquement plus sûres.

Faits

  • Le Canada propose d'interdire l'accès aux réseaux sociaux aux moins de 16 ans via un projet de loi déposé le 10 juin 2026.
  • Les plateformes peuvent obtenir une dérogation en prouvant des mesures de protection efficaces pour les mineurs.
  • Les sanctions en cas de non-respect peuvent atteindre 3 % du chiffre d'affaires mondial ou 10 millions de dollars canadiens.
  • Le ministre de la Culture Marc Miller cite les effets néfastes des réseaux sociaux sur l'anxiété, la dépression et l'isolement des jeunes.
  • L'Australie a lancé une interdiction similaire en décembre 2025, avec des résultats mitigés selon les observateurs.
  • Le projet fait suite à un procès contre OpenAI, accusé d'avoir ignoré des messages violents sur ChatGPT liés à une fusillade.

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