
Un gain de temps appréciable, mais à ce prix, un collègue habitué au RER B pourrait vouloir voir le détail avant de changer ses habitudes.

CDG Express : liaison directe en 20 min Fil de l’histoire et faits clés
Le CDG Express, nouvelle navette ferroviaire directe entre Paris et l’aéroport Charles de Gaulle, doit entrer en service le 28 mars 2027, après sept ans de retard. Le trajet de 32 kilomètres reliera la gare de l’Est au terminal 2 de Roissy en seulement 20 minutes, offrant une alternative rapide aux voyageurs. Ce service, longtemps promis, vise à moderniser l’accès à l’un des principaux hubs aériens européens, utilisé par plus de 72 millions de passagers chaque année.
Le billet simple est fixé à 25 €, un tarif jugé élevé par rapport au RER B, qui propose le même trajet à moindre coût, malgré des arrêts intermédiaires et un confort limité. Ce prix place toutefois le CDG Express dans la moyenne haute des navettes aéroportuaires européennes, comme l’Heathrow Express à Londres ou l’Arlanda Express à Stockholm. Les promoteurs du projet justifient ce coût en le comparant aux tarifs des taxis ou VTC, qui dépassent 55 € pour le même parcours.
Le projet a coûté 2,6 milliards d’euros, financés majoritairement par un emprunt garanti par l’État. Il a été repoussé à plusieurs reprises, initialement prévu pour 2023, puis reporté pour éviter les perturbations pendant les Jeux olympiques de Paris. La forte opposition critique le choix d’un service premium alors que le RER B, ligne essentielle mais dégradée, souffre de retards chroniques et de surfréquentation. Le débat porte désormais sur l’équilibre entre modernisation et accessibilité dans les transports franciliens.
Faits
- Le CDG Express reliera la gare de l’Est à Roissy-Charles-de-Gaulle en 20 minutes à compter du 28 mars 2027.
- Le billet simple coûtera 25 €, contre environ 12 € pour le RER B.
- Le projet a pris sept ans de retard et a coûté 2,6 milliards d’euros, financés à hauteur de 2,2 milliards par un emprunt garanti par l’État.
- Plus de 72 millions de passagers transitent chaque année par l’aéroport de Paris-CDG.
- Le RER B, déjà saturé, reste deux fois moins cher mais souffre de retards fréquents et de conditions de confort médiocres.
Explication visuelle de l’actualité par Canto. Des outils d’IA peuvent aider à la production. Politique éditoriale





