Carte de Cuba entourée d'icônes représentant des entreprises en retrait, avec des flèches pointant vers l'extérieur symbolisant le désengagement économique.
Carte de Cuba entourée d'icônes représentant des entreprises en retrait, avec des flèches pointant vers l'extérieur symbolisant le désengagement économique.

Le départ massif d'entreprises internationales pèse sur l'économie cubaine, un contexte utile pour un collègue ou un ami suivi de près le dossier Cuba.

Cuba : l'étau américain se resserre Fil de l’histoire et faits clés

Plusieurs entreprises étrangères ont réduit ou cessé leurs activités à Cuba en mai et juin 2026, en réponse aux sanctions américaines ciblant le conglomérat militaro-économique Gaesa. L'administration Trump, affirmant que Cuba représente une 'menace extraordinaire' pour la sécurité des États-Unis, a renforcé la pression via un décret présidentiel du 1er mai 2026. Ce décret impose des mesures coercitives secondaires contre toute entreprise collaborant avec Gaesa, contrôlant jusqu'à 70 % de l'économie cubaine selon le Département d'État américain.

Des groupes hôteliers espagnols comme Meliá et Iberostar ont cessé la gestion de plusieurs hôtels à Cuba, tandis que le canadien Blue Diamond a arrêté toutes ses activités touristiques sur l'île. Le secteur maritime est également touché, avec les suspensions temporaires de CMA CGM et Hapag-Lloyd. La compagnie minière canadienne Sherritt a quant à elle annoncé son retrait total, mettant fin à des décennies d'exploitation du nickel et du cobalt.

L'économiste cubain Daniel Torralbas qualifie l'impact de 'dévastateur', estimant que 2026 pourrait être la pire année économique pour Cuba depuis 70 ans. Le gouvernement cubain défend Gaesa comme une réponse nécessaire à l'embargo américain en vigueur depuis 1962, destinée à générer des devises. Les conséquences financières et logistiques pour les entreprises étrangères comprennent des difficultés d'accès au système bancaire international, des interdictions de transaction et des risques de gel d'avoirs.

Faits

  • En mai 2026, l'administration Trump a imposé des sanctions secondaires contre les entreprises collaborant avec Gaesa, un conglomérat militaro-économique cubain.
  • Meliá a cessé la gestion de 15 hôtels à Cuba, et Iberostar a abandonné 12 hôtels gérés avec la branche touristique de Gaesa, Gaviota S.A.
  • Le canadien Blue Diamond a arrêté toutes ses activités touristiques à Cuba, et Sherritt s'est retiré de ses exploitations de nickel et cobalt.
  • CMA CGM et Hapag-Lloyd ont suspendu temporairement leurs réservations de fret vers Cuba en raison des sanctions.
  • Le gouvernement cubain affirme que Gaesa est une réponse légitime à l'embargo américain en vigueur depuis 1962.

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