
Un retard de dix ans pour un secteur clé, utile contexte pour un collègue ou un ami suive l’énergie verte.

2 milliards d’euros, zéro mégawatt Fil de l’histoire et faits clés
Depuis le lancement du premier appel d’offres en 2011, la France a investi environ 2 milliards d’euros dans l’éolien offshore sans produire de courant commercial pendant plus d’une décennie. Alors que des projets comme Saint-Brieuc, Fécamp et Saint-Nazaire accumulaient retards et contentieux, des voisins européens comme le Royaume-Uni et l’Allemagne ont déployé des parcs à grande échelle. Les recours juridiques, les oppositions locales et les contrats coûteux ont paralysé le développement, avec des tarifs garantis atteignant 200 €/MWh, bien au-dessus du prix du marché.
En 2024, la France a franchi le cap du gigawatt installé, produisant près de 4 TWh, soit 0,7 % de sa consommation électrique. Ce redémarrage suit des ajustements urgents, notamment des avenants signés en 2025 pour éviter de produire pendant les périodes de prix négatifs. Les nouveaux appels d’offres, comme celui de Normandie en 2022, ont vu les tarifs chuter à 44,9 €/MWh, rendant l’éolien offshore compétitif.
L’objectif présidentiel de 40 GW d’ici 2050 reste colossal, surtout face à un retard d’une décennie sur les voisins. Malgré des progrès récents, la filière doit encore surmonter des obstacles administratifs, juridiques et industriels pour éviter de répéter les erreurs du passé.
Faits
- La France a dépensé 2 milliards d’euros entre 2011 et 2026 sans produire d’électricité offshore commerciale avant 2024.
- Les premiers contrats offshore atteignaient 200 €/MWh, contre 58 €/MWh sur le marché en 2024.
- En 2024, la France a produit près de 4 TWh d’éolien offshore, soit 0,7 % de sa production électrique.
- La Cour des comptes a estimé à 87 milliards d’euros l’engagement public à long terme pour les renouvelables fin 2024.
- Le Royaume-Uni disposait de 17 GW d’éolien offshore en 2025, contre 2 GW en France au printemps 2026.
- Un objectif de 40 GW d’ici 2050 a été fixé, vingt fois la capacité actuelle.
Explication visuelle de l’actualité par Canto. Des outils d’IA peuvent aider à la production. Politique éditoriale





