
L’implication d’une grande banque dans un réseau de détournement soulève des questions sur la vigilance financière, utile à regarder avec un collègue qui suit les risques institutionnels.

HSBC mis en cause dans un dossier de blanchiment Fil de l’histoire et faits clés
La filiale suisse de la banque britannique HSBC a été mise en examen en mai 2026 à Paris dans le cadre de l’enquête française sur les biens mal acquis liés à l’ex-gouverneur de la Banque du Liban, Riad Salamé. Elle est poursuivie pour blanchiment en bande organisée et association de malfaiteurs, soupçonnée d’avoir facilité le transfert et la dissimulation de fonds publics détournés. Cette mise en examen s’inscrit dans une instruction ouverte en juillet 2021 et représente une étape clé dans la recherche de responsabilités financières internationales.
HSBC a dû verser un cautionnement de 80 millions d’euros, une mesure destinée à couvrir d’éventuels dommages et intérêts. L’enquête française, menée par le Parquet national financier (PNF), vise à restituer des fonds au peuple libanais, durement touché par l’effondrement économique du pays. L’ONG Sherpa et le Collectif des victimes des pratiques frauduleuses et criminelles au Liban (CVPFCL) saluent cette avancée comme cruciale pour la justice et la réparation.
Riad Salamé, gouverneur de la Banque du Liban de 1993 à 2023, est accusé d’avoir détourné massivement des fonds publics via un montage financier complexe. Bien qu’un mandat d’arrêt international ait été émis contre lui en 2023, il n’est pas mis en examen en France car il n’a pas répondu à la convocation des juges. Son frère, Raja Salamé, est quant à lui mis en examen depuis août 2024. La Banque du Liban s’est constituée partie civile dans cette affaire, tandis que les avocats de Riad Salamé contestent les accusations et demandent la suspension des investigations françaises.
Faits
- La filiale suisse d’HSBC a été mise en examen en mai 2026 à Paris pour blanchiment en bande organisée et association de malfaiteurs.
- La banque a versé un cautionnement de 80 millions d’euros dans le cadre de l’enquête sur les biens mal acquis liés à Riad Salamé.
- Riad Salamé, ex-gouverneur de la Banque du Liban, est accusé d’avoir détourné massivement des fonds publics via un montage financier complexe.
- Un mandat d’arrêt international a été délivré contre Riad Salamé en mai 2023 par une juge française.
- La Banque du Liban s’est constituée partie civile dans l’enquête française.
- Les avocats de Riad Salamé contestent les accusations et demandent la suspension des investigations françaises.
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