Vue aérienne d'une forêt de trembles en été, avec un insert montrant un hydrophone inséré dans une racine et des ondes sonores stylisées se propageant sous terre.
Vue aérienne d'une forêt de trembles en été, avec un insert montrant un hydrophone inséré dans une racine et des ondes sonores stylisées se propageant sous terre.

Le grondement sourd de Pando sous l’orage, avec un peu de contexte à regarder avec un collègue qui suit les écosystèmes uniques.

Le murmure d’un géant vieux de 12 000 ans Fil de l’histoire et faits clés

Pando, une forêt de trembles dans l’Utah, est en réalité un seul organisme vivant — le plus grand de la planète avec 6 000 tonnes de masse et 47 000 tiges issues d’un même système racinaire. Âgé de 10 000 à 12 000 ans, ce géant biologique a été entendu pour la première fois grâce à un hydrophone inséré dans ses racines par l’artiste sonore Jeff Rice. Les enregistrements ont capté un grondement sourd pendant un orage, révélant comment les vibrations des feuilles se propagent à travers tout l’organisme.

La découverte, présentée à l’Acoustical Society of America, suggère que le réseau racinaire de Pando est fonctionnellement interconnecté, bien que des vérifications soient nécessaires pour écarter la transmission par le sol environnant. Cette méthode acoustique pourrait devenir un outil non invasif pour cartographier les racines et surveiller l’état de santé de l’organisme.

Pando est menacé par le broutage excessif des jeunes pousses par les cerfs et les élans, dû à la disparition de leurs prédateurs. Sans renouvellement, sa survie à long terme est compromise. Les enregistrements sonores pourraient servir de point de référence pour suivre son déclin ou sa restauration.

Faits

  • Pando, dans l’Utah, est un organisme unique de 6 000 tonnes composé de 47 000 tiges de trembles issues d’un même système racinaire.
  • Un hydrophone inséré dans ses racines a capté des vibrations provenant de millions de feuilles, amplifiées par un orage, révélant une interconnexion fonctionnelle.
  • Le son d’un tapotement sur une branche à 27 mètres a été transmis et détecté via le réseau racinaire, confirmant une propagation interne.
  • Les chercheurs appellent à un protocole plus rigoureux pour confirmer que les signaux passent par les racines et non par le sol.
  • Pando est menacé par le broutage des jeunes pousses par les cerfs et les élans, compromettant son renouvellement naturel.
  • Les enregistrements pourraient servir d’outil non destructif pour surveiller la santé de l’organisme et guider sa préservation.

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