Vue intérieure d'une piscine parisienne avec des panneaux de serveurs immergés dans un fluide transparent, installés dans une ancienne chaufferie.
Vue intérieure d'une piscine parisienne avec des panneaux de serveurs immergés dans un fluide transparent, installés dans une ancienne chaufferie.

La chaleur des serveurs qui tournent pour un studio d’animation contribue à chauffer une piscine parisienne, un détail utile pour un collègue intéressé par les synergies urbaines durables.

Des serveurs chauffent une piscine Fil de l’histoire et faits clés

Depuis 2017, la piscine de la Butte-aux-Cailles à Paris utilise la chaleur fatale de serveurs informatiques immergés pour chauffer partiellement ses bassins. Développée par la start-up grenobloise Stimergy, la solution repose sur un fluide non conducteur qui capte la chaleur émise par les processeurs en activité, sans mélanger les circuits. Cette chaleur est ensuite transférée à l’eau de la piscine, réduisant la dépendance aux réseaux de chauffage classiques.

Le système, installé dans l’ancienne chaufferie à charbon du bâtiment, couvre 10 à 20 % des besoins thermiques de la piscine. Il permet d’économiser 45 tonnes de CO2 liées au chauffage, et 20 tonnes supplémentaires en évitant la climatisation des serveurs. L’entreprise Team To, spécialisée dans l’animation 3D, utilise ces serveurs pour ses calculs, transformant chaque rendu graphique en source de chaleur utile.

Ce projet pilote s’inscrit désormais dans un cadre réglementaire plus large : depuis octobre 2025, les data centers de plus de 1 MW en France doivent valoriser leur chaleur fatale. Avec un potentiel de récupération estimé entre 4 et 13 TWh d’ici 2035, cette pratique s’étend à des réseaux urbains, comme à Saint-Denis, où la chaleur de serveurs alimente 60 500 logements via un réseau de 90 km.

Faits

  • Depuis 2017, la piscine de la Butte-aux-Cailles à Paris utilise la chaleur de serveurs immergés pour chauffer son eau.
  • Le système évite 45 tonnes de CO2 par an pour le chauffage et 20 tonnes supplémentaires en refroidissement évité.
  • Les serveurs de Team To, studio d’animation 3D, sont hébergés par Stimergy dans cette installation.
  • Le rendement du système est de 95 %, contre moins de 90 % pour une chaudière à gaz.
  • Depuis octobre 2025, les data centers de plus de 1 MW en France doivent valoriser leur chaleur fatale.
  • À Saint-Denis, un réseau de 90 km utilise la chaleur de serveurs pour alimenter 60 500 logements.

Explication visuelle de l’actualité par Canto. Des outils d’IA peuvent aider à la production. Politique éditoriale