Vue d'un centre de supervision urbain avec un mur d'écrans montrant des images de vidéosurveillance en direct, un agent manipulant un joystick, et des mâts de caméras surmontés de barbelés dans un quartier d'Aulnay-sous-Bois.
Vue d'un centre de supervision urbain avec un mur d'écrans montrant des images de vidéosurveillance en direct, un agent manipulant un joystick, et des mâts de caméras surmontés de barbelés dans un quartier d'Aulnay-sous-Bois.

La tension entre protection et surveillance reste palpable, surtout pour un collègue ou un voisin vivant dans un quartier sous haute surveillance.

Vidéosurveillance et IA : le débat à Aulnay Fil de l’histoire et faits clés

À Aulnay-sous-Bois, la ville de 86 000 habitants a déployé un vaste réseau de 550 caméras de vidéosurveillance, piloté depuis un centre de supervision urbain (CSU) où les agents peuvent zoomer jusqu’à lire des plaques d’immatriculation. Ce système, renforcé après la destruction de 52 caméras lors des émeutes urbaines de 2023, fait l’objet d’un débat politique local. Le maire LR Bruno Beschizza souhaite relancer la vidéosurveillance algorithmique (VSA), une technologie testée entre 2021 et 2023 qui repérait automatiquement des comportements suspects, malgré l’opposition de certains élus et de défenseurs des libertés fondamentales.

La VSA avait été suspendue après l’échec d’Aulnay à être inclus dans l’expérimentation légale liée aux Jeux Olympiques de Paris 2024. Le maire plaide pour une extension du système, y compris la reconnaissance faciale autour des écoles, pour identifier des personnes condamnées pour pédophilie. Il envisage même un futur avec peu ou pas d’humains derrière les caméras.

L’opposant Oussouf Siby critique l’opacité du dispositif, notamment l’absence d’évaluation indépendante et de transparence sur le logiciel utilisé. Il appelle à combiner présence humaine et outils technologiques, plutôt que de tout miser sur la surveillance automatisée. La CNIL reste quant à elle restrictive sur l’usage de ces technologies, une limite que le maire juge trop contraignante.

Faits

  • Aulnay-sous-Bois dispose de 550 caméras de vidéosurveillance, avec un centre de supervision opérationnel 24h/24.
  • La vidéosurveillance algorithmique (VSA) a été testée entre 2021 et 2023, puis arrêtée faute de cadre légal autorisé.
  • 52 caméras ont été détruites lors des émeutes urbaines du début de l'été 2023.
  • Le maire Bruno Beschizza souhaite relancer la VSA et étendre le réseau à 800 caméras.
  • L'opposant Oussouf Siby dénonce un manque de transparence et réclame une évaluation indépendante du système.
  • Les images sont conservées 30 jours pour répondre aux réquisitions judiciaires.

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