Un joueur de football court sur un terrain synthétique, avec un zoom visuel montrant des granulés de pneus broyés et des molécules chimiques sous la surface.
Un joueur de football court sur un terrain synthétique, avec un zoom visuel montrant des granulés de pneus broyés et des molécules chimiques sous la surface.

Le compromis du gazon hybride mérite d'être suivi, surtout pour un collègue ou un parent d’élève qui fréquente un stade local.

400 substances chimiques sous les crampons Fil de l’histoire et faits clés

Le gazon synthétique utilisé dans de nombreux stades, notamment aux États-Unis, repose sur une couche de granulés de pneus broyés contenant près de 400 substances chimiques. Parmi elles figurent des composés comme le benzène, le toluène et des hydrocarbures aromatiques polycycliques, associés à des risques pour la santé. Bien que l’Agence californienne de protection de l’environnement ait conclu à un risque négligeable après une étude de dix ans, des chercheurs en santé environnementale critiquent la méthodologie, jugée trop indirecte.

L’étude a simulé l’exposition via des fluides corporels synthétiques, mais n’a pas mesuré directement les niveaux dans l’organisme de joueurs exposés. Des experts comme Andrew Watterson et Rachel Massey soulignent qu’il faudrait viser non pas un risque « acceptable », mais un environnement de jeu le plus sain possible, surtout pour les enfants. Une alerte supplémentaire est survenue en 2025, lorsque du 1,3-diméthylbutylamine, un stimulant interdit, a été trouvé dans l’urine de joueuses norvégiennes après un match sur gazon synthétique.

Face à ces incertitudes, la FIFA a opté pour des terrains hybrides lors de la Coupe du Monde 2026. Composés à 99,5 % de gazon naturel renforcé par des fibres synthétiques, ces surfaces évitent les granulés de pneus tout en offrant durabilité et performance. L’Union européenne prévoit d’interdire les microplastiques dans les matériaux de remplissage d’ici 2031, une mesure que les États-Unis n’ont pas encore adoptée.

Faits

  • Le gazon synthétique 3G contient environ 400 substances chimiques issues de pneus broyés, dont du benzène et du toluène.
  • Une étude californienne de dix ans conclut à un risque négligeable, mais des experts critiquent l’usage de fluides synthétiques au lieu de prélèvements biologiques.
  • En 2025, un stimulant interdit (1,3-diméthylbutylamine) a été détecté dans l’urine de huit joueuses norvégiennes après un match sur gazon synthétique.
  • La FIFA utilise des terrains hybrides (99,5 % naturel) pour la Coupe du Monde 2026, évitant les granulés de pneus.
  • L’UE interdira les microplastiques dans les matériaux de remplissage d’ici 2031, contrairement aux États-Unis.

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