Carte du Sahara avec un faisceau lumineux partant d'une zone en Algérie et pointant vers l'Europe, symbolisant le transfert d'énergie solaire.
Carte du Sahara avec un faisceau lumineux partant d'une zone en Algérie et pointant vers l'Europe, symbolisant le transfert d'énergie solaire.

Le soleil algérien pourrait un jour alimenter les foyers européens, une transition à suivre avec un collègue ou un ami intéressé par l'avenir énergétique.

Une portion de l'Algérie pour alimenter l'Europe ? Fil de l’histoire et faits clés

Quinze ans après l'échec du projet Desertec, l'Union européenne redonne vie à une vision ambitieuse : exploiter le potentiel solaire massif du Sahara, notamment en Algérie, pour répondre aux besoins énergétiques de l'Europe. Le 9 juin 2026, la Commission européenne a annoncé le lancement du programme T-MED (Coopération transméditerranéenne pour les énergies renouvelables et les technologies propres), inscrit dans le Pacte pour la Méditerranée adopté en novembre 2025. Ce projet vise à faire de la rive sud de la Méditerranée un hub mondial d'énergie propre grâce à des investissements publics et privés.

Selon Bruxelles, la capacité technique de production d'énergie renouvelable dans la région MENA (Moyen-Orient et Afrique du Nord) dépasse 2 300 gigawatts, plus du double de la capacité installée dans l'UE. Les coûts de production y sont 30 à 40 % inférieurs à ceux en Europe. Un responsable européen a souligné que « une portion du seul territoire algérien » suffirait à couvrir tous les besoins énergétiques du continent européen. L'UE prévoit de mobiliser jusqu'à 25 milliards d'euros d'ici 2035, appuyés par 5 milliards d'euros de garanties européennes.

Le programme T-MED inclut la création d'une plateforme d'investissement opérationnelle dès septembre 2026, l'accélération des procédures administratives, la formation de 100 000 travailleurs et la modernisation des infrastructures. Un projet clé est la reconversion de gazoducs existants pour transporter de l'hydrogène vert via le corridor South H2, reliant l'Algérie au marché européen. L'UE affirme avoir tiré les leçons de Desertec, jugé trop privé et prématuré, en adoptant une approche centrée sur le développement régional partagé. Cependant, certains observateurs soulignent que les besoins réels en infrastructures s'élèveraient à 75-120 milliards d'euros d'ici 2030, bien au-delà des 25 milliards annoncés.

Faits

  • Le 9 juin 2026, la Commission européenne a annoncé le lancement du projet T-MED pour développer les énergies renouvelables en Afrique du Nord.
  • Un responsable européen a déclaré qu'une portion du territoire algérien suffirait à couvrir tous les besoins énergétiques de l'Europe.
  • Le projet T-MED vise à mobiliser jusqu'à 25 milliards d'euros d'investissements d'ici 2035, appuyés par 5 milliards d'euros de garanties européennes.
  • La capacité technique de production d'énergie renouvelable dans la région MENA dépasse 2 300 gigawatts, plus du double de celle de l'UE.
  • La plateforme d'investissement T-MED sera opérationnelle à partir de septembre 2026, avec des candidatures ouvertes jusqu'au 15 août 2026.
  • Le projet South H2 prévoit la reconversion de gazoducs pour transporter de l'hydrogène vert de l'Algérie vers l'Europe.

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