
L'essor des stablecoins au Nigeria reflète une méfiance envers la monnaie locale, un signal utile pour un collègue ou un ami suivi ce type de transition financière.

Le Nigeria bascule vers les stablecoins Fil de l’histoire et faits clés
Le Nigeria connaît une adoption rapide des stablecoins, ces cryptomonnaies indexées sur des devises stables comme le dollar américain. Depuis 2023, la dépréciation du naira a poussé une partie de la population à recourir à ces actifs numériques pour protéger leur pouvoir d'achat et effectuer des transferts sans frais élevés. Selon Chainalysis, le Nigeria figure parmi les pays les plus avancés en matière d'adoption des cryptomonnaies en 2025, concentrant à lui seul 60 % des entrées de stablecoins en Afrique subsaharienne depuis 2019.
Le Fonds monétaire international (FMI) reconnaît l'utilité des stablecoins mais soulève des risques majeurs. L'institution craint une « dollarisation numérique » du pays, qui affaiblirait la souveraineté monétaire en réduisant la demande pour la monnaie locale. Cela pourrait entraver l'efficacité de la politique monétaire nationale et nuire à la stabilité financière.
Le FMI pointe aussi des risques de blanchiment d'argent, car les systèmes de surveillance traditionnels peinent à suivre les transactions sur blockchain. L'institution recommande de renforcer la confiance dans le naira et de développer des systèmes de paiement transfrontaliers rapides et régulés. Ce n'est pas la première fois que le FMI intervient : le Salvador et la Centrafrique ont dû reculer sur leurs lois bitcoin après des pressions similaires.
Faits
- Le Nigeria concentre 60 % des entrées de stablecoins en Afrique subsaharienne depuis 2019, selon le FMI.
- La dépréciation du naira depuis 2023 a accru l'intérêt pour les stablecoins adossés au dollar.
- Le FMI met en garde contre une dollarisation numérique qui affaiblirait la politique monétaire locale.
- Les stablecoins échappent en partie aux systèmes de surveillance, augmentant les risques de blanchiment d'argent.
- Le Salvador et la Centrafrique ont reculé sur leurs lois bitcoin après des pressions du FMI.
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