Vue aérienne du four solaire d’Odeillo dans les Pyrénées, avec un grand mur de miroirs incurvés face au soleil, entouré de montagnes.
Vue aérienne du four solaire d’Odeillo dans les Pyrénées, avec un grand mur de miroirs incurvés face au soleil, entouré de montagnes.

Un four solaire des années 1960 qui teste encore aujourd'hui les matériaux du futur, utile contexte pour un collègue ou un ami curieux de solutions durables.

Un four solaire atteint 3 500 °C Fil de l’histoire et faits clés

Niché à 1 500 mètres d’altitude dans les Pyrénées-Orientales, le four solaire d’Odeillo est le plus grand du monde avec celui de Parkent en Ouzbékistan. Inauguré en 1969 par le CNRS et EDF, il utilise 9 600 miroirs répartis sur 63 héliostats pour concentrer l’énergie solaire sur une cible de 40 cm de diamètre, atteignant jusqu’à 3 500 °C. Cette chaleur extrême, produite sans combustible ni émission, permet d’étudier le comportement de matériaux dans des conditions impossibles à reproduire avec des fours classiques.

Le site, conçu par le chimiste Félix Trombe après une expérience réussie à Meudon en 1946 avec un miroir de défense antiaérienne, a d’abord été testé à Mont-Louis avant d’être agrandi à Odeillo. Grâce à plus de 2 500 heures d’ensoleillement annuel et à une atmosphère pure, la parabole géante d’Odeillo produit une puissance d’un mégawatt, équivalente à une petite centrale électrique. Classée Monument Historique en 2009, l’installation est un chef-d’œuvre scientifique et architectural.

Aujourd’hui, le four sert à tester ou synthétiser des matériaux pour l’aérospatiale, produire de l’hydrogène vert, ou décarboner le ciment et l’acier. Il fait partie de l’infrastructure nationale FR-Solaris, incluant la centrale Thémis. Malgré son âge, il reste un outil clé pour préparer les solutions énergétiques du XXIe siècle, notamment dans le stockage d’énergie et les carburants solaires.

Faits

  • Le four solaire d’Odeillo, dans les Pyrénées-Orientales, atteint 3 500 °C grâce à 9 600 miroirs sans utiliser de combustible.
  • Inauguré en 1969 par le CNRS et EDF, il produit une puissance d’un mégawatt, équivalente à une petite centrale électrique.
  • Le chimiste Félix Trombe a commencé ses expériences en 1946 à Meudon avec un miroir de défense antiaérienne récupéré après-guerre.
  • Le site d’Odeillo fait partie de l’infrastructure nationale FR-Solaris et accueille des recherches sur l’hydrogène vert, le ciment décarboné et les matériaux spatiaux.
  • La parabole d’Odeillo est classée Monument Historique depuis 2009 pour sa valeur scientifique et architecturale.

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